Les autorités policières et médicales en Tanzanie ont régulièrement abordé et démenti une rumeur urbaine récurrente concernant la crainte de personnes dotées de pouvoirs surnaturels pour voler ou réduire les parties génitales masculines par le toucher. Ce phénomène, souvent appelé localement 'vol de parties génitales' ou 'kupandishwa', a provoqué des paniques publiques, des violences de foule et des attaques de vigilants dans diverses régions, dont Dar es Salaam, pendant plusieurs décennies.
Les déclarations officielles, notamment celles de la Police tanzanienne et du Ministère de la Santé, attribuent les sensations physiques rapportées par les prétendues victimes à des troubles psychologiques, spécifiquement à des maladies psychogènes de masse ou à des troubles conversionnels, où le stress psychologique se manifeste par des symptômes physiques. Les experts médicaux confirment qu'il n'existe aucun fondement scientifique pour un retrait ou une réduction magique des parties génitales.
Malgré ces clarifications, la croyance persiste, alimentée par la superstition et la désinformation. Les autorités ont exhorté le public à se fier aux rapports médicaux et policiers plutôt qu'aux rumeurs, avertissant que la justice populaire contre les 'voleurs' présumés est un acte criminel. Des paniques similaires ont été documentées dans d'autres pays africains et asiatiques, souvent liées à des tensions sociales.