L'ancien ministre pakistanais de l'Information, Fawad Chaudhry, a tenu des propos suggérant que la hiérarchie militaire joue un rôle dominant dans la politique étrangère du pays. Dans une récente déclaration, Chaudhry a affirmé que le chef de l'armée, le général Asim Munir, est la figure centrale des engagements diplomatiques du Pakistan, en particulier dans les relations avec les grandes puissances, impliquant un rôle diminué pour le gouvernement civil dirigé par le Premier ministre Shehbaz Sharif.
Les commentaires de Chaudhry, formulés lors d'une émission politique, reflètent les débats persistants sur les relations civiles-militaires au Pakistan. Il a suggéré que les acteurs internationaux, selon lui, privilégient les contacts avec la hiérarchie militaire plutôt qu'avec le gouvernement élu sur les questions stratégiques clés. Ces remarques ont été largement rapportées par les médias pakistanais début avril 2026.
L'aile des relations publiques de l'armée pakistanaise, l'Inter-Services Public Relations (ISPR), a historiquement soutenu que l'armée opère dans le cadre de son mandat constitutionnel sous l'autorité du gouvernement élu. Les analystes notent que l'armée a traditionnellement une influence significative sur la politique étrangère et de sécurité du Pakistan, notamment envers ses voisins comme l'Afghanistan et l'Inde, ainsi que dans les relations avec les États-Unis et la Chine.
Le bureau du Premier ministre Shehbaz Sharif n'a pas publié de réponse directe aux affirmations spécifiques de Chaudhry. Le gouvernement actuel a publiquement mis l'accent sur l'unité entre les institutions de l'État. Chaudhry, un dirigeant senior du parti d'opposition Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI), a été un critique vocal de l'administration actuelle.