Selon les données de l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA), les immatriculations de voitures neuves dans l'Union européenne ont augmenté de 12,5% en mars 2026 par rapport au même mois de l'année précédente. Cette croissance a été principalement alimentée par une hausse significative des ventes de véhicules électriques (VE), qui ont bondi de 23,4% sur un an, les consommateurs se détournant des véhicules traditionnels en raison de la flambée des prix du pétrole liée au conflit en cours au Moyen-Orient.
Les véhicules électriques à batterie (VEB) ont représenté 18,2% de toutes les nouvelles immatriculations de voitures dans l'UE en mars, contre 15,1% un an plus tôt. L'Allemagne, le plus grand marché automobile de la région, a enregistré une augmentation de 15,8% des immatriculations de VE, tandis que la France a rapporté une hausse de 19,2%. La tendance a été particulièrement forte dans les pays offrant des subventions généreuses pour les VE, comme les Pays-Bas et la Suède.
Cette envolée des ventes de VE intervient alors que la guerre au Moyen-Orient a perturbé les approvisionnements mondiaux en pétrole, poussant les prix de l'essence à des niveaux records en Europe. Les analystes estiment que cela a accéléré la transition vers la mobilité électrique, de nombreux consommateurs optant pour les VE afin de réduire leurs coûts de carburant. Cependant, les contraintes de la chaîne d'approvisionnement pour les minéraux critiques comme le lithium et le cobalt restent un défi pour les constructeurs automobiles.
Malgré la croissance globale du marché, l'ACEA a averti que le rythme d'adoption des VE pourrait ralentir si les gouvernements suppriment les incitations à l'achat. L'association a exhorté les décideurs politiques à maintenir leur soutien aux infrastructures de recharge et à la production de batteries pour soutenir cette dynamique.