Dix-neuf États membres de l'Union européenne ont approuvé une proposition visant à créer des centres offshore pour migrants dans des pays non membres de l'UE, où les demandeurs d'asile déboutés pourraient être transférés en attendant leur retour dans leur pays d'origine. Ce plan, longtemps défendu par le Danemark et l'Italie, vise à rationaliser le processus de retour et à réduire l'immigration irrégulière.
L'approbation a eu lieu lors d'une réunion des ministres de l'Intérieur de l'UE le 26 juin 2026 à Luxembourg. La proposition s'inscrit dans le cadre d'un effort plus large visant à réformer le système d'asile et de migration de l'UE, mis sous pression par l'augmentation des arrivées. Les centres seraient situés dans des pays tiers disposés à les accueillir, les détails sur les emplacements spécifiques et les cadres opérationnels restant à finaliser.
Les critiques, notamment des organisations de défense des droits humains, ont exprimé des inquiétudes quant à la légalité et à l'éthique de l'externalisation du traitement des demandes d'asile. Ils soutiennent que ces centres pourraient entraîner des violations des droits humains et manquer de surveillance adéquate. La Commission européenne a déclaré que tout arrangement doit respecter le droit international et garantir la protection des droits des migrants.
Le plan nécessite l'approbation supplémentaire du Parlement européen et des 27 États membres avant sa mise en œuvre. Il devrait faire l'objet d'un débat important, notamment en ce qui concerne le financement et la sélection des pays hôtes. L'UE a déjà exploré des modèles similaires avec des pays comme la Turquie et la Libye, mais avec un succès limité.