L'Union européenne a investi des milliards d'euros dans les opérations de retour des migrants irréguliers, mais l'efficacité reste faible. Selon le rapport 2024 de la Commission européenne sur la migration, l'UE a dépensé environ 1,2 milliard d'euros en 2023 pour les activités liées au retour, y compris les retours volontaires, les expulsions forcées et les programmes de réintégration. Cependant, le taux de retour des migrants irréguliers n'était que de 18 % en 2023, ce qui signifie que la grande majorité de ceux qui ont reçu une obligation de quitter le territoire sont restés dans l'UE.
Les principaux défis incluent le manque de coopération des pays d'origine, les obstacles juridiques et les goulots d'étranglement administratifs. Un rapport de 2024 de la Cour des comptes européenne a souligné que seulement 21 % des décisions de retour émises en 2022 ont été effectivement exécutées. L'UE a signé des accords de réadmission avec plusieurs pays, mais la conformité varie considérablement. Par exemple, les retours vers l'Afrique subsaharienne restent particulièrement faibles, avec des taux inférieurs à 10 % dans certains cas.
Les experts estiment que la stratégie se concentre trop sur l'application de la loi plutôt que sur la résolution des causes profondes. Une étude de 2025 de l'Institut universitaire européen a révélé qu'investir dans l'aide au développement et les voies de migration légale pourrait réduire plus efficacement la migration irrégulière. Le nouveau Pacte sur la migration et l'asile de l'UE, adopté en 2024, vise à rationaliser les procédures de retour, mais son impact reste à voir.