L'Union européenne s'est fixé des objectifs climatiques ambitieux dans le cadre du Green Deal européen, visant à réduire les émissions nettes de gaz à effet de serre d'au moins 55 % d'ici 2030 par rapport aux niveaux de 1990, et à atteindre la neutralité climatique d'ici 2050. Cela inclut une réduction progressive de l'utilisation des combustibles fossiles, avec des politiques telles que le paquet « Fit for 55 » et le plan REPowerEU pour accélérer la transition vers les énergies renouvelables.
Cependant, l'UE n'a pas de politique unifiée pour « démanteler systématiquement » les capacités nationales en combustibles fossiles. Au lieu de cela, chaque État membre conserve sa souveraineté sur son mix énergétique. Par exemple, la Pologne continue de dépendre fortement du charbon, tandis que des pays comme le Danemark ont abandonné l'exploration pétrolière et gazière. Le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (MACF) de l'UE vise à prévenir les fuites de carbone en taxant les importations en provenance de pays aux politiques climatiques plus faibles.
En 2026, l'UE a augmenté sa capacité en énergies renouvelables, l'éolien et le solaire représentant plus de 30 % de la production d'électricité dans certains États membres. Pourtant, les combustibles fossiles fournissent encore environ 40 % de l'énergie de l'UE, selon les données d'Eurostat. L'UE reste un importateur net de pétrole et de gaz naturel, notamment de Russie, de Norvège et des États-Unis.
Les critiques soutiennent que la transition rapide de l'UE pourrait nuire à la sécurité énergétique et à la compétitivité industrielle, en particulier dans les secteurs à forte intensité énergétique. Les partisans rétorquent que retarder l'action aggraverait les risques climatiques et les coûts économiques à long terme. Le débat se poursuit alors que l'UE met en œuvre ses objectifs climatiques pour 2030.