Le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (MACF) de l'Union européenne s'étend aux services financiers, affectant les banques marocaines qui opèrent au-delà des frontières. À partir de 2026, les banques doivent déclarer et payer les émissions de carbone liées à leurs transactions transfrontalières, conformément aux réglementations de l'UE.
Le secteur bancaire marocain, avec des liens importants avec l'Europe, est particulièrement exposé. Des banques comme Attijariwafa Bank et BMCE Bank ont des filiales en France et dans d'autres pays de l'UE, ce qui les soumet aux nouvelles règles. La mesure vise à prévenir les fuites de carbone en garantissant que les services financiers des pays non membres de l'UE supportent des coûts carbone similaires à ceux du bloc.
Les experts du secteur affirment que l'impact sera progressif, avec une mise en œuvre complète prévue d'ici 2030. Les banques marocaines évaluent désormais leurs empreintes carbone et ajustent leurs stratégies de conformité. Cette décision s'aligne sur les objectifs climatiques plus larges de l'UE dans le cadre du Pacte vert pour l'Europe.