L'Union européenne et le Maroc ont officialisé un nouveau partenariat stratégique ambitieux, annoncé à l'issue d'une réunion de haut niveau à Bruxelles. Cet accord vise à renforcer la coopération dans de nombreux domaines, notamment le commerce, l'énergie, la migration et la sécurité. Une déclaration commune a salué ce partenariat comme un « engagement mutuel en faveur d'une alliance pour la paix, la stabilité, une prospérité partagée et le respect du droit international ».
Un élément central et controversé de ce rapprochement est l'appui de l'UE au Plan d'Autonomie marocain pour le territoire disputé du Sahara occidental. L'UE a qualifié le plan marocain de « sérieux, crédible et réaliste » et l'a présenté comme une base pour une solution politique sous l'égide de l'ONU. Cette position aligne la proposition marocaine sur le cadre des efforts onusiens visant à résoudre ce conflit vieux de plusieurs décennies.
La position de l'UE a suscité des critiques immédiates du Front Polisario, qui réclame l'indépendance du Sahara occidental et est reconnu par l'ONU comme le représentant du peuple sahraoui. L'Algérie, principal soutien du Polisario, a également condamné cette décision, la qualifiant de violation du droit international. Cette annonce marque un virage diplomatique significatif pour l'UE, qui maintenait auparavant une position plus neutre axée sur les négociations menées par l'ONU.
Le partenariat renforcé prévoit une augmentation des investissements européens au Maroc, en particulier dans des projets d'énergie verte comme l'hydrogène vert, et une collaboration plus étroite sur la gestion des flux migratoires. Cet accord est perçu comme une manœuvre stratégique de l'UE pour sécuriser un voisin méridional stable et coopératif dans un contexte de compétition géopolitique élargie en Afrique du Nord.