Les arnaques environnementales, souvent appelées greenwashing, impliquent des entreprises ou organisations qui font des déclarations trompeuses sur leurs pratiques écologiques pour paraître plus respectueuses de l'environnement qu'elles ne le sont. Les tactiques courantes incluent l'utilisation de termes vagues comme 'éco-responsable' sans certification, l'exagération des efforts de recyclage ou la vente de faux crédits carbone qui ne réduisent pas réellement les émissions.
Selon la proposition de directive de la Commission européenne de 2023 sur les 'allégations vertes', plus de 50 % des allégations environnementales dans l'UE se sont révélées vagues, trompeuses ou non fondées. Aux États-Unis, la Federal Trade Commission (FTC) a mis à jour ses 'Green Guides' pour lutter contre le marketing trompeur, y compris les fausses allégations de biodégradabilité et les affirmations non fondées sur les énergies renouvelables.
Un cas notable est le scandale 'Dieselgate' de Volkswagen, où l'entreprise a installé un logiciel pour truquer les tests d'émissions, entraînant des milliards d'amendes. Plus récemment, en 2024, la SEC a inculpé une grande société d'investissement pour avoir induit les investisseurs en erreur sur ses critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance), soulignant le besoin de surveillance réglementaire.
Pour éviter les arnaques environnementales, les consommateurs devraient rechercher des certifications tierces comme Energy Star, USDA Organic ou Fair Trade, et vérifier les allégations via des sources indépendantes. Les entreprises doivent s'assurer que leurs déclarations environnementales sont spécifiques, mesurables et étayées par des données, car les régulateurs du monde entier renforcent la surveillance du marketing vert.