Un taux sérique plus élevé de lactate déshydrogénase (LDH) est significativement associé à de moins bons résultats rénaux et cardiovasculaires chez les patients atteints d'une maladie rénale chronique (MRC) avancée et non diabétiques, selon une nouvelle étude. Cette recherche, une analyse de la cohorte de l'essai PREDICT, a été publiée dans l'American Journal of Kidney Diseases en 2025.
L'étude a analysé les données de plus de 1 300 participants atteints d'IRC avancée (stades 3b à 5) et non diabétiques. Les chercheurs ont constaté que pour chaque augmentation de 50 unités par litre de LDH, le risque du critère d'évaluation rénal composite principal (comprenant un déclin de 50 % de la fonction rénale, une progression vers l'insuffisance rénale terminale nécessitant une dialyse, ou un décès dû à une maladie rénale) était accru de 13 %.
De plus, un taux élevé de LDH était indépendamment lié à un risque plus élevé d'événements cardiovasculaires indésirables majeurs (MACE), comme une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral. La LDH est une enzyme libérée lors de lésions cellulaires, et son élévation dans ce contexte refléterait une inflammation systémique et un stress cellulaire, des facteurs clés de la progression de la MRC.
Ces résultats suggèrent que la LDH pourrait servir de biomarqueur simple et largement disponible pour aider à identifier les patients atteints de MRC non diabétiques présentant le risque le plus élevé de progression rapide de la maladie et de complications cardiovasculaires, permettant potentiellement une surveillance et une intervention plus ciblées.