L'Aïd al-Adha, aussi appelé Aïd el-Kebir, est l'une des fêtes les plus importantes de l'islam. En 2026, elle devrait tomber autour du 17 mai, selon les calculs du calendrier lunaire. Pour les musulmans en France, notamment ceux d'origine marocaine, la célébration implique de concilier les traditions culturelles avec les contraintes de la vie quotidienne française.
Selon le Conseil français du culte musulman (CFCM), la date de l'Aïd al-Adha est déterminée par l'observation de la lune. En France, de nombreuses familles se préparent en nettoyant leur maison, en préparant des gâteaux traditionnels et en planifiant le sacrifice rituel d'un mouton, qui doit être effectué dans des abattoirs agréés pour respecter les lois françaises sur le bien-être animal.
Souad, une Franco-Marocaine interrogée par Le Monde en 2023, se souvient de l'effervescence collective dans son quartier au Maroc avant la fête. En France, dit-elle, la préparation est plus individuelle et souvent coincée entre les horaires de travail et d'école. Le gouvernement français n'a pas déclaré l'Aïd comme jour férié officiel, de nombreux musulmans prennent donc des congés personnels pour célébrer.
Le sacrifice rituel, appelé Qurbani, est un élément clé de l'Aïd al-Adha. En France, il est réglementé par le ministère de l'Agriculture, qui exige que les animaux soient abattus dans des installations agréées. La viande est traditionnellement partagée entre la famille, les amis et les nécessiteux. En 2024, la communauté musulmane française a donné plus de 100 000 moutons pour la fête, selon le CFCM.
Pour de nombreux musulmans français, l'Aïd al-Adha est un moment pour renouer avec leur héritage tout en s'intégrant dans la société française. Comme le dit Souad : 'Nous célébrons avec nos cœurs dans deux endroits, mais nous faisons en sorte que cela fonctionne ici.'