L'Aïd al-Adha, l'une des fêtes les plus importantes de l'islam, a débuté le 27 mai 2026 dans le monde musulman. Cette fête, qui commémore la volonté d'Ibrahim de sacrifier son fils, est généralement marquée par des prières, des festins et le sacrifice rituel du bétail. Cependant, les célébrations de cette année sont assombries par la crise en cours à Gaza et les pressions économiques dans plusieurs pays clés.
Au Maroc, en Égypte et en Turquie, les marchés subissent des pressions inflationnistes qui ont fait grimper les prix du bétail et d'autres biens essentiels, rendant difficile pour de nombreuses familles l'achat des sacrifices traditionnels. Selon des rapports de médias locaux, le prix des moutons au Maroc a augmenté d'environ 20 % par rapport à l'année dernière, tandis qu'en Égypte, les prix de la viande ont grimpé en raison de la dévaluation de la monnaie et des perturbations de la chaîne d'approvisionnement.
L'Arabie saoudite a mis en œuvre des mesures d'urgence pour assurer le bon déroulement du Hajj et des célébrations de l'Aïd. Le ministère saoudien du Hajj et de la Omra a annoncé des protocoles supplémentaires de santé et de sécurité, notamment l'augmentation du personnel médical et des stations de désinfection, pour gérer l'afflux de pèlerins. Le royaume a également subventionné le prix des animaux sacrificiels pour alléger le fardeau financier des fidèles.
La bande de Gaza reste largement coupée des festivités, le conflit et le blocus en cours empêchant l'importation de bétail et de fournitures essentielles. Les organisations humanitaires, dont l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), ont appelé à un cessez-le-feu pour permettre les livraisons d'aide. La situation a suscité des efforts diplomatiques, la Turquie et le Qatar jouant le rôle de médiateurs pour une trêve temporaire afin de faciliter l'accès humanitaire.
La diplomatie régionale s'est intensifiée, l'Organisation de la coopération islamique (OCI) exhortant les États membres à augmenter l'aide humanitaire à Gaza. La crise a également déclenché des manifestations dans plusieurs villes à majorité musulmane, où les manifestants ont appelé à la fin de la violence et à une intervention internationale accrue.