L'Égypte a réaffirmé son soutien au plan d'autonomie du Maroc pour le Sahara occidental, une position qui a suscité de vives critiques de la part de militants algériens et ravivé les tensions entre Rabat et Alger autour de ce territoire disputé de longue date. Le soutien de l'Égypte s'aligne sur celui d'un nombre croissant de pays qui reconnaissent la proposition d'autonomie marocaine de 2007 comme une base crédible et sérieuse pour une solution négociée.
Le différend sur le Sahara occidental, l'un des conflits territoriaux les plus anciens d'Afrique, oppose le Maroc — qui administre la majeure partie du territoire — au Front Polisario, un mouvement indépendantiste sahraoui soutenu politiquement et logistiquement par l'Algérie. Les Nations Unies facilitent des négociations entre les parties depuis des décennies, sans qu'une résolution finale n'ait été trouvée à ce jour.
Un militant algérien a publiquement critiqué la position de l'Égypte, la qualifiant de trahison du principe d'autodétermination du peuple sahraoui. L'Algérie soutient depuis longtemps la cause du Front Polisario et considère la question du Sahara occidental comme une affaire de décolonisation plutôt qu'un différend territorial bilatéral entre le Maroc et ses voisins.
Le Maroc a obtenu une reconnaissance internationale croissante pour ses revendications de souveraineté ces dernières années, plusieurs pays — dont les États-Unis, la France et l'Espagne — ayant exprimé leur soutien au plan d'autonomie comme base de négociations. La réaffirmation de l'Égypte renforce cette dynamique diplomatique, isolant davantage la position de l'Algérie sur la scène régionale.
Le différend continue de peser sur les relations entre le Maroc et l'Algérie, dont la frontière commune est fermée depuis 1994. Les analystes notent que chaque nouvelle expression de soutien international à la position du Maroc tend à provoquer de fortes réactions d'Alger et de ses alliés, reflétant la profonde sensibilité de cette question.