En République démocratique du Congo, la lutte contre le virus Ebola a été considérablement compliquée par la propagation de désinformation. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), de fausses rumeurs sur la maladie, notamment qu'il s'agit d'un canular ou que les traitements sont nocifs, ont conduit à la méfiance des communautés et à la résistance aux mesures de santé publique.
Cette désinformation a eu des conséquences mortelles. En 2019, les attaques contre les soignants et les centres de traitement dans l'est de la RDC ont augmenté, certaines étant directement liées à des récits faux. L'OMS a signalé que ces attaques ont forcé des suspensions temporaires des activités de riposte, permettant au virus de se propager davantage.
Les efforts pour contrer l'infodémie incluent l'engagement communautaire et des partenariats avec les leaders locaux pour diffuser des informations précises. Cependant, la persistance des fake news continue de poser un défi majeur pour mettre fin à l'épidémie, qui a tué plus de 2 200 personnes depuis 2018.