EasyJet envisage de recourir à des pilotes auto-entrepreneurs pour sa base marocaine, selon un rapport de la presse française. La base, ouverte en avril 2026, dispose de trois avions et dessert une trentaine de lignes européennes, représentant environ 100 emplois, dont une soixantaine de postes de pilotes.
La compagnie prévoit d'embaucher des pilotes en tant qu'auto-entrepreneurs plutôt que comme salariés. Cette pratique, inhabituelle dans le secteur aérien, suscite des inquiétudes parmi les syndicats de pilotes et les experts du droit du travail quant à d'éventuels litiges et à l'impact sur les conditions de travail.
EasyJet n'a pas encore commenté officiellement ce rapport. Cette décision intervient alors que la compagnie étend ses opérations en Afrique du Nord, cherchant à réduire ses coûts. Cependant, le recours à des pilotes auto-entrepreneurs pourrait entrer en conflit avec le droit du travail marocain et les réglementations aériennes européennes, qui exigent généralement des contrats de travail stables pour les pilotes.
Les analystes du secteur notent que si ce modèle est mis en œuvre, il pourrait créer un précédent pour d'autres compagnies opérant dans la région. La situation reste à l'étude par les autorités de l'aviation.