DUBAÏ, Émirats arabes unis (AP) — Une frappe de drone a visé dimanche la seule centrale nucléaire des Émirats arabes unis, provoquant un incendie à son périmètre. Aucun blessé ni fuite radioactive n'a été signalé, mais l'incident souligne le risque d'attaques renouvelées contre les infrastructures critiques de la région.
L'attaque a eu lieu à la centrale nucléaire de Barakah, située dans la région d'Al Dhafra à Abou Dhabi. La centrale est la première centrale nucléaire du monde arabe et est opérationnelle depuis 2020. L'Autorité fédérale de régulation nucléaire des EAU a confirmé l'incident et a déclaré que l'incendie avait été rapidement éteint.
Aucun groupe n'a immédiatement revendiqué la responsabilité de la frappe de drone. L'attaque survient dans un contexte de tensions accrues dans la région, avec des conflits en cours impliquant les rebelles houthis au Yémen, qui ont déjà lancé des attaques de drones et de missiles contre des cibles aux EAU. En janvier 2022, une attaque de drone similaire sur Abou Dhabi avait tué trois personnes.
La centrale de Barakah est exploitée par la Emirates Nuclear Energy Corporation (ENEC) et dispose de quatre réacteurs, le quatrième étant récemment devenu opérationnel. La centrale est conçue pour résister à diverses menaces, y compris les impacts d'aéronefs, mais l'incendie du périmètre a soulevé des inquiétudes quant aux vulnérabilités de sécurité.
Des experts internationaux en sûreté nucléaire ont noté que, bien que l'incendie n'ait pas affecté le cœur du réacteur ou les systèmes de sécurité, l'incident souligne la nécessité de renforcer les mesures de sécurité sur les sites d'infrastructures critiques dans les zones de conflit. Le gouvernement des EAU n'a annoncé aucun changement dans les opérations de la centrale.