En mai 2021, un afflux soudain et sans précédent de migrants dans l'enclave espagnole de Ceuta a été déclenché par une campagne coordonnée de désinformation, selon des enquêtes des autorités espagnoles et marocaines. La campagne, qui diffusait de fausses promesses de frontières ouvertes et de passage facile vers l'Europe, a conduit des centaines de personnes, y compris des familles et des mineurs non accompagnés, à tenter la traversée.
La police et les services de renseignement espagnols ont identifié des comptes de réseaux sociaux qui amplifiaient des messages affirmant que l'Espagne avait ouvert ses frontières et que les migrants seraient accueillis. Ces messages ont été largement partagés sur des plateformes comme WhatsApp et Facebook, créant un mouvement de masse vers la frontière. Le gouvernement espagnol a accusé les autorités marocaines de ne pas avoir contrôlé la frontière, tandis que le Maroc a nié toute implication dans la campagne.
L'incident a mis en évidence la vulnérabilité des routes migratoires à la manipulation en ligne. Les experts ont noté que la désinformation peut avoir des conséquences réelles, en particulier pour les populations vulnérables cherchant une vie meilleure. L'Union européenne a appelé à une coopération pour lutter contre ces campagnes et pour s'attaquer aux causes profondes de la migration.
Après l'incident, l'Espagne et le Maroc ont travaillé pour renforcer les contrôles aux frontières et améliorer la communication afin de prévenir des incidents similaires. L'événement a également suscité des discussions sur les responsabilités éthiques des plateformes de réseaux sociaux dans la prévention de la propagation de la désinformation nuisible.