Dans une analyse récente, des experts ont souligné que le processus de paix traditionnel, souvent mené à huis clos, n'a pas réussi à établir une confiance durable entre Israéliens et Palestiniens. Ils plaident pour un passage à un dialogue public et à la transparence afin de résoudre les problèmes fondamentaux du conflit.
Selon un rapport de 2025 de l'International Crisis Group, le cadre des accords d'Oslo est largement au point mort, sans progrès significatif sur des questions clés telles que les frontières, les colonies et le statut de Jérusalem. Le rapport note que les sondages d'opinion montrent un soutien déclinant au processus de paix des deux côtés, beaucoup se sentant exclus des négociations.
Les partisans d'une nouvelle approche suggèrent que des initiatives de base, telles que des projets économiques conjoints et des échanges entre populations, peuvent favoriser la compréhension mutuelle. Une étude de 2024 du Palestinian Center for Policy and Survey Research a révélé que 62% des Palestiniens et 58% des Israéliens soutiennent un dialogue direct entre les deux peuples, même si les négociations officielles sont au point mort.
Cependant, des défis subsistent. L'expansion des colonies israéliennes en Cisjordanie, que l'ONU considère comme illégale en vertu du droit international, continue d'être un obstacle majeur. En 2026, le nombre de colons a dépassé les 700 000, selon les données de Peace Now. Parallèlement, les divisions politiques palestiniennes entre le Fatah et le Hamas compliquent une position de négociation unifiée.
Malgré ces obstacles, les analystes maintiennent que la reconstruction de la confiance nécessite de s'éloigner des pourparlers secrets menés par les élites. Ils préconisent plutôt des processus inclusifs impliquant la société civile, les femmes et les jeunes, ainsi que des mesures de confiance telles que les libérations de prisonniers et l'assouplissement des restrictions de mouvement.