Les industries culturelles et créatives représentent une force majeure dans l'économie mondiale, mais les experts et les défenseurs du secteur soutiennent régulièrement que les investissements publics et privés ne correspondent pas à leur contribution économique et sociale réelle. Selon l'UNESCO, les secteurs culturels et créatifs génèrent environ 2 250 milliards de dollars de revenus annuels et emploient près de 29,5 millions de personnes dans le monde, ce qui en fait l'un des plus grands secteurs employeurs à l'échelle mondiale.
Dans de nombreux pays, les industries culturelles — englobant le cinéma, la musique, l'édition, les arts visuels, le jeu vidéo et les arts de la scène — contribuent entre 3 % et 7 % du PIB. Malgré cela, le financement public de la culture a subi des pressions soutenues, les mesures d'austérité et l'évolution des priorités politiques ayant entraîné des réductions budgétaires dans de nombreuses juridictions au cours de la dernière décennie.
La transformation numérique a profondément reconfiguré l'économie culturelle. Les plateformes de diffusion en continu, la distribution numérique et les réseaux sociaux ont ouvert de nouvelles sources de revenus, mais les critiques soutiennent que les bénéfices sont inégalement répartis, les grandes entreprises technologiques captant une part disproportionnée de la valeur tandis que les créateurs individuels et les petites organisations culturelles peinent financièrement.
Des organisations multilatérales comme l'UNESCO et l'Union européenne ont plaidé pour des cadres d'investissement plus solides pour la culture. Le programme Europe Créative de l'UE dispose d'un budget d'environ 2,44 milliards d'euros pour la période 2021-2027, soutenant des milliers de projets culturels dans les États membres, bien que de nombreux acteurs du secteur estiment que cela reste insuffisant compte tenu de l'ampleur des besoins.