Le Tribunal régional de première instance (RTC) de Bacoor City, dans la province de Cavite, a émis des mandats d'arrêt contre un ressortissant italien basé à Londres et deux complices philippins, pour des chefs d'accusation de détention illégale grave et de recrutement illégal à grande échelle. Les affaires ont été déposées par le Département de la Justice (DOJ) à la suite d'une enquête sur des activités présumées de traite et d'exploitation de travailleurs.
Le ressortissant italien est accusé d'avoir dirigé un réseau attirant des travailleurs philippins avec de fausses promesses d'emploi à l'étranger. Les victimes auraient été détenues et soumises à des conditions d'exploitation. Les deux suspects philippins sont accusés d'avoir agi comme recruteurs et facilitateurs dans cette opération.
La Task Force du DOJ contre le recrutement illégal a coordonné ses efforts avec le Bureau national d'enquête (NBI) pour constituer les dossiers. Les autorités ont indiqué que les suspects sont toujours en fuite, et une coopération avec les forces de l'ordre internationales pourrait être envisagée, l'un des accusés étant basé au Royaume-Uni.
En droit philippin, le recrutement illégal à grande échelle — impliquant trois victimes ou plus — est passible de lourdes peines, pouvant aller jusqu'à la réclusion à perpétuité. La détention illégale grave, combinée à une fraude au recrutement, peut entraîner des chefs d'accusation cumulés en vertu du Code pénal révisé et de la loi sur les travailleurs migrants.