Le représentant de la région de la Volta au Conseil d'État du Ghana, Gabriel T.K.A Kwamigah-Atokple, a formellement exigé des excuses publiques de la directrice exécutive du Bureau des crimes économiques et organisés (EOCO), la commissaire de police (COP) Maame Yaa Tiwaa Addo-Danquah. Cette demande fait suite à des allégations de diffamation portées par la patronne de l'EOCO contre Kwamigah-Atokple.
Dans une déclaration détaillée, Kwamigah-Atokple a accusé Addo-Danquah d'avoir fait des déclarations fausses et préjudiciables à son encontre dans les médias. Il lui a donné un ultimatum de sept jours pour retirer ses déclarations et présenter des excuses sans réserve, faute de quoi il engagera des poursuites judiciaires pour diffamation.
Parallèlement, Kwamigah-Atokple a adressé une pétition au président John Dramani Mahama, demandant le renvoi immédiat de la patronne de l'EOCO de ses fonctions. La pétition invoque les commentaires prétendument diffamatoires et remet en question son aptitude à diriger l'agence de lutte contre la corruption.
Au 31 mars 2026, aucune réponse publique n'a été formulée par la COP Maame Yaa Tiwaa Addo-Danquah ou par la présidence concernant ces exigences. Cette situation met en lumière une fracture importante entre un conseiller d'État de haut rang et la dirigeante d'une institution clé de l'application de la loi.