LONDRES — Alors que l'Europe fait face à un paysage géopolitique plus hostile, l'Union européenne est aux prises avec des divisions internes sur la manière de répondre à la crise climatique. Un récent rapport de la Commission européenne souligne que, bien que l'UE vise la neutralité carbone d'ici 2050, les États membres ne s'accordent pas sur le rythme des réductions d'émissions ni sur le rôle de l'énergie nucléaire.
Selon des données vérifiées de l'Agence européenne pour l'environnement, les émissions de gaz à effet de serre de l'UE ont chuté de 33 % en 2025 par rapport aux niveaux de 1990, mais les progrès ont ralenti. L'examen de la loi européenne sur le climat de 2026 montre que des pays comme la Pologne et la Hongrie résistent à des objectifs plus stricts, invoquant les coûts économiques et les préoccupations de sécurité énergétique.
Parallèlement, la guerre en Ukraine a remodelé les priorités énergétiques. Le plan REPowerEU de l'UE, mis à jour en 2026, met l'accent sur l'expansion des énergies renouvelables mais inclut également des investissements dans les importations de gaz naturel liquéfié (GNL), créant des tensions entre les objectifs climatiques et les besoins énergétiques immédiats.
Les activistes climatiques soutiennent que l'UE doit renforcer son mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (MACF) pour éviter les fuites de carbone, tandis que certains États membres craignent qu'il ne nuise aux relations commerciales. Le Parlement européen doit voter sur un MACF révisé en juin 2026.