Tongliao, autrefois une zone aride de sable et de gravier à la lisière orientale du désert de Gobi, a été transformée en prairies luxuriantes avec des rangées de peupliers, devenant le cœur de l'industrie bovine croissante de la Chine. Ce changement est motivé par le changement climatique, qui a rendu la région plus chaude et plus humide, et par les tarifs douaniers sur le bœuf importé qui ont rendu la production nationale plus rentable.
Selon des rapports, les précipitations annuelles dans la région ont augmenté d'environ 20 % au cours des dernières décennies, permettant à l'herbe de pousser là où seuls les chameaux erraient autrefois. Le gouvernement chinois a également investi dans l'irrigation et la plantation d'arbres pour lutter contre la désertification, contribuant ainsi à la transformation.
Les tarifs douaniers sur les importations de bœuf, en particulier des États-Unis et d'Australie, ont augmenté les prix du bœuf étranger, rendant le bœuf chinois plus compétitif. Cela a encouragé les agriculteurs locaux à augmenter leurs troupeaux, Tongliao abritant désormais plus d'un million de têtes de bétail, contre quelques centaines de milliers il y a une décennie.
Cependant, les environnementalistes avertissent que l'expansion rapide de l'élevage bovin pourrait mettre à rude épreuve les ressources en eau et conduire à un surpâturage, annulant potentiellement les gains de restauration des prairies. Le gouvernement chinois a mis en place des quotas et des subventions pour promouvoir des pratiques durables, mais l'application reste un défi.
En 2026, la Chine est le deuxième plus grand consommateur de bœuf au monde, et la production nationale répond désormais à environ 80 % de la demande, contre 70 % en 2020. La transformation de Tongliao illustre comment le changement climatique et les politiques commerciales peuvent remodeler les paysages agricoles, avec à la fois des opportunités et des risques.