La Chine a commencé la construction d'un important barrage hydroélectrique sur le cours inférieur du Yarlung Tsangpo au Tibet, à environ 50 kilomètres de la frontière indienne. Ce projet, discuté depuis des années, devrait être le plus grand barrage hydroélectrique du monde une fois achevé, avec une capacité prévue de 60 gigawatts.
Le barrage est situé dans une zone reculée et sismiquement active où la rivière descend brusquement, créant un potentiel important pour la production d'électricité. Les médias d'État chinois ont rapporté que le projet aidera à répondre aux besoins énergétiques croissants de la Chine et à soutenir ses objectifs de neutralité carbone.
L'Inde a exprimé des inquiétudes quant à l'impact potentiel du barrage sur le débit d'eau en aval et le risque d'inondations ou d'événements sismiques. Le Brahmapoutre, connu sous le nom de Yarlung Tsangpo au Tibet, coule en Inde et est une source d'eau cruciale pour des millions de personnes.
Les responsables chinois ont déclaré que le barrage n'affectera pas significativement la disponibilité de l'eau en aval et qu'ils partageront les données pertinentes avec l'Inde via les mécanismes bilatéraux existants. Cependant, aucun accord formel sur la gestion des rivières transfrontalières n'existe entre les deux pays.
Le projet fait partie du plan plus large de la Chine pour développer l'hydroélectricité au Tibet, ce qui a suscité des préoccupations environnementales et géopolitiques. La construction du barrage devrait prendre plusieurs années.