L'agression sexuelle facilitée par l'utilisation de drogues, communément appelée soumission chimique, implique l'administration de substances psychoactives pour rendre une victime inconsciente, vulnérable ou incapable de consentir. Les substances fréquemment impliquées comprennent le gamma-hydroxybutyrate (GHB), les benzodiazépines comme le flunitrazépam (Rohypnol) et la kétamine, qui peuvent être ajoutées discrètement dans les verres.
Les forces de l'ordre et les agences de santé dans le monde signalent une tendance préoccupante. En France, le ministère de l'Intérieur a constaté une augmentation significative des signalements de crimes par soumission chimique ces dernières années. Des schémas similaires sont observés au Royaume-Uni, aux États-Unis et en Australie, bien que la sous-déclaration reste un défi majeur en raison des effets amnésiants des drogues et de leur métabolisation rapide.
Les effets de ces drogues peuvent inclure des vertiges, de la confusion, des pertes de mémoire, une perte de conscience et une incapacité physique, empêchant les victimes de résister ou de se souvenir de l'agression. Les fenêtres de détection sont souvent courtes, certaines substances devenant indétectables dans les tests urinaires standards après 12 à 72 heures, ce qui complique la collecte de preuves.
Les autorités et les groupes de soutien insistent sur la prévention, recommandant la vigilance concernant les boissons en milieu social et une consultation médicale rapide en cas de suspicion d'agression. Des efforts législatifs dans plusieurs pays visent à renforcer les peines pour les auteurs utilisant ces substances pour commettre des crimes.