Les résidents de la communauté Ukpah dans l'État de Cross River, au Nigeria, déplacés par un conflit communautaire depuis environ 20 ans, en appellent au gouvernement de l'État pour obtenir des garanties de sécurité permettant leur retour en toute sécurité. Les membres de la communauté, qui vivent comme réfugiés dans des communautés voisines, citent la crainte persistante de violences renouvelées comme le principal obstacle à leur rapatriement.
Le conflit, lié à un différend foncier avec la communauté voisine d'Ukwa dans la zone de gouvernement local de Biase, a éclaté au début des années 2000. Les violences ont entraîné d'importantes pertes en vies humaines et des destructions de biens, provoquant l'exode massif des résidents d'Ukpah. Malgré des initiatives de paix occasionnelles, les tensions sous-jacentes sont largement restées non résolues.
Les dirigeants communautaires ont officiellement adressé une pétition au gouvernement de l'État de Cross River et aux agences de sécurité, demandant le déploiement d'un poste de sécurité permanent dans la zone. Ils soutiennent que sans une présence visible et soutenue des forces de sécurité, toute tentative de réinstallation pourrait raviver les hostilités. Le gouvernement de l'État a reconnu la pétition mais n'a pas encore annoncé de plan concret ou de calendrier pour répondre aux préoccupations sécuritaires.
Le déplacement prolongé a eu de graves conséquences socio-économiques, notamment la perte des terres agricoles ancestrales et la perturbation de l'éducation pour des générations d'enfants. Les conditions humanitaires des personnes déplacées restent précaires, avec un accès limité aux services essentiels.