Dans l'enclave espagnole de Ceuta, un nombre croissant de mineurs marocains non accompagnés vivent dans l'incertitude, refusant de retourner au Maroc malgré les efforts de rapatriement. Les autorités locales signalent que ces jeunes, souvent des adolescents, errent dans les rues, survivant grâce à la charité et au travail informel, tandis que les centres d'accueil sont saturés.
La situation s'est intensifiée depuis les passages massifs de frontière de mai 2021, lorsque des milliers de Marocains sont entrés à Ceuta. Beaucoup de mineurs ont été renvoyés, mais d'autres restent, et de nouvelles arrivées continuent. Selon le gouvernement espagnol, au début de 2026, environ 200 mineurs non accompagnés sont pris en charge à Ceuta, mais des dizaines d'autres sont introuvables, vivant dans la rue.
Les ONG locales et la Croix-Rouge fournissent de la nourriture et des soins médicaux de base, mais ils avertissent que le manque de statut légal et le refus d'être rapatriés créent un défi humanitaire et sécuritaire. Les mineurs citent la pauvreté, le manque d'opportunités et la pression familiale comme raisons de rester, espérant atteindre l'Europe continentale.
Les gouvernements espagnol et marocain ont des accords de rapatriement, mais leur mise en œuvre est lente. Le gouvernement régional de Ceuta a demandé plus de ressources et une politique claire, tandis que les groupes de défense des droits de l'homme exhortent à ce que toute solution respecte l'intérêt supérieur des mineurs et la procédure légale.