CEUTA, Espagne (AP) — L'enclave espagnole de Ceuta n'avait plus l'air d'une ville en état d'alerte ce week-end, mais les habitants restaient marqués par les événements de la semaine. La plupart des migrants qui avaient nagé, escaladé ou franchi la frontière depuis le Maroc ont quitté le territoire, selon les autorités locales.
L'afflux a commencé le 17 mai, lorsque des milliers de migrants sont entrés à Ceuta après que les gardes-frontières marocains ont semblé relâcher les contrôles. Les autorités espagnoles ont signalé qu'environ 8 000 personnes avaient traversé en une seule journée, submergeant les installations d'accueil de la ville. La semaine suivante, la plupart avaient été renvoyés au Maroc ou relocalisés en Espagne continentale, mais l'incident a tendu les relations diplomatiques entre Madrid et Rabat.
Les habitants de Ceuta ont exprimé un mélange de soulagement et d'anxiété. Beaucoup ont salué la réponse rapide de la police et de l'armée espagnoles, mais certains ont critiqué le gouvernement pour ne pas avoir fait davantage pour empêcher l'afflux. Le gouvernement espagnol a envoyé des renforts et mis en place des hébergements temporaires, tandis que la Croix-Rouge et d'autres ONG ont fourni de l'aide.
La crise a mis en évidence les pressions migratoires persistantes à la frontière sud de l'Europe et la relation complexe entre l'Espagne et le Maroc en matière de contrôle des frontières. Les deux pays ont depuis engagé des discussions pour prévenir de futurs incidents, mais aucun accord formel n'a été annoncé.