Le 2 août 2026, le gouvernement espagnol a annoncé que la grande majorité des migrants qui sont entrés dans l'enclave espagnole de Ceuta en mai sont repartis, soit volontairement, soit par expulsion. Cette annonce intervient alors que l'Espagne et le Maroc continuent de gérer les conséquences de la plus grande arrivée de migrants dans l'enclave depuis des années.
Selon les autorités espagnoles, sur les quelque 8 000 migrants entrés à Ceuta à la mi-mai, seuls quelques centaines restent dans la ville. Les autres ont été renvoyés au Maroc, relocalisés en Espagne continentale, ou sont partis par d'autres moyens. Le gouvernement espagnol a souligné que la situation est désormais sous contrôle, avec un renforcement de la sécurité aux frontières.
La crise a commencé le 17 mai, lorsque des milliers de migrants, dont beaucoup de Marocains, sont entrés à Ceuta après que les gardes-frontières marocains semblaient avoir relâché les contrôles, une décision largement interprétée comme une représaille à la décision de l'Espagne d'accueillir un leader du mouvement indépendantiste du Sahara occidental. L'afflux a mis à rude épreuve les ressources locales et a déclenché une dispute diplomatique entre Madrid et Rabat.
Ces dernières semaines, l'Espagne et le Maroc ont pris des mesures pour apaiser les tensions, notamment par des réunions diplomatiques de haut niveau. Cependant, des organisations de défense des droits de l'homme ont exprimé des inquiétudes quant au traitement des migrants, notamment des signalements d'expulsions sommaires et de la situation des mineurs non accompagnés. Le gouvernement espagnol a déclaré qu'il travaillait à garantir que les droits de tous les migrants soient respectés.