Une enquête de l'ONG Caminando Fronteras a documenté qu'au moins 1 200 refoulements de migrants ont été effectués par les autorités espagnoles à la frontière de Ceuta entre janvier et août 2026, souvent avec force et sans évaluation individuelle. Le rapport, publié le 10 août 2026, allègue que ces actions ont été tacitement encouragées par les politiques frontalières de l'Union européenne qui privilégient la dissuasion aux droits humains.
Le rapport souligne que des migrants, y compris des mineurs non accompagnés, ont été renvoyés sommairement au Maroc sans accès aux procédures d'asile, en violation du droit international et européen. Il note également que des agences de l'UE comme Frontex étaient présentes lors de certaines opérations, soulevant des questions sur leur complicité.
En réponse, le gouvernement espagnol a défendu ses actions comme nécessaires pour la sécurité des frontières, citant une augmentation des traversées irrégulières. Cependant, des organisations de défense des droits humains ont appelé à une enquête indépendante et à ce que l'UE veille à ce que ses financements et politiques ne contribuent pas à des abus.
La situation à Ceuta reste tendue, avec des migrants qui continuent de tenter les traversées malgré les risques. L'UE n'a pas encore commenté le rapport, mais la pression monte pour une révision de ses stratégies de gestion des frontières.