À Casablanca, au Maroc, les habitants de plusieurs quartiers populaires ont exprimé leur inquiétude après la démolition de leurs maisons. Les démolitions, qui ont eu lieu dans des zones comme Sbata et Hay Mohammadi, ont laissé de nombreuses familles sans abri et incertaines quant à leur avenir.
Les autorités locales ont déclaré que ces démolitions faisaient partie d'un programme plus large de rénovation urbaine visant à améliorer les conditions de vie et les infrastructures. Cependant, les résidents et les groupes de défense des droits estiment que le processus a manqué de transparence et que les familles touchées n'ont pas été correctement indemnisées ou relogées.
Selon des rapports des médias marocains, au moins 200 familles ont été déplacées. Le gouvernement a promis de les reloger dans des logements temporaires, mais de nombreux résidents restent sceptiques, citant des retards dans des projets similaires antérieurs.
Des organisations de défense des droits humains ont appelé à un arrêt des démolitions jusqu'à ce que des consultations et des plans d'indemnisation appropriés soient mis en place. La situation met en lumière les tensions persistantes entre le développement urbain et les droits des habitants des bidonvilles dans la plus grande ville du Maroc.