La candidose vulvovaginale (VVC) et la candidose vulvovaginale récurrente (RVVC) sont des infections courantes chez les femmes en âge de procréer, causées par le champignon Candida albicans. Une étude récente publiée en 2026 a examiné comment C. albicans régule l'immunité épithéliale vaginale locale à l'aide de modèles murins.
La recherche s'est concentrée sur la voie NLRP3/IL-1β, un composant clé de la réponse immunitaire innée. L'étude a révélé que C. albicans peut supprimer cette voie, réduisant la production d'interleukine-1β (IL-1β) et atténuant ainsi la réponse immunitaire locale. Ce mécanisme pourrait contribuer à la persistance et à la récurrence de l'infection.
Dans les modèles murins, le champignon a modulé l'inflammasome NLRP3, entraînant une diminution de la sécrétion d'IL-1β par les cellules épithéliales vaginales. Cette suppression de l'immunité a permis à l'infection de s'établir et de récidiver, imitant le schéma clinique de la RVVC chez l'humain.
Les résultats suggèrent que cibler la voie NLRP3/IL-1β pourrait offrir de nouvelles stratégies thérapeutiques pour traiter la VVC et la RVVC. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ces mécanismes chez les patients humains.