Le Cameroun est sans vice-président depuis la suppression de ce poste lors d'une réforme constitutionnelle en 2019, créant un vide de pouvoir qui intensifie les spéculations sur le successeur éventuel du président Paul Biya. Biya, 93 ans, dirige le pays depuis 1982, et l'absence d'un adjoint désigné soulève des questions sur la stabilité politique et la planification de la succession.
L'amendement constitutionnel de 2019 a remplacé la vice-présidence par un nouveau poste de vice-Premier ministre, mais aucun responsable n'a été clairement positionné comme héritier présomptif. Plusieurs personnalités sont considérées comme des successeurs potentiels, notamment le Premier ministre Joseph Dion Ngute, le président du Sénat Marcel Niat Njifenji, et des membres influents du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC).
Les analystes politiques notent que l'absence d'un mécanisme de succession clair pourrait entraîner une incertitude en cas de déclin de la santé de Biya. Le président n'a publiquement soutenu aucun candidat, et le RDPC n'a pas tenu de congrès pour sélectionner un successeur potentiel. Cela a alimenté les débats parmi les partis d'opposition et la société civile sur la nécessité d'un processus de transition transparent.
En mai 2026, aucune annonce officielle n'a été faite concernant la vice-présidence ou les plans de succession. La situation reste un sujet clé de la politique camerounaise, les observateurs surveillant tout signal de Biya ou du parti au pouvoir.