Le 12 août 2026, le ministre camerounais de la Santé publique, Manaouda Malachie, a fait des remarques sur la démence qui ont suscité une large critique. Lors d'un événement public, il a suggéré que la démence est une « maladie de riches » et que les pauvres sont moins susceptibles d'en souffrir. Ces propos ont été rapidement condamnés par des experts de la santé et des citoyens sur les réseaux sociaux.
Des professionnels de la santé au Cameroun et à l'étranger ont réfuté les allégations du ministre, soulignant que la démence est une maladie neurologique complexe qui touche des personnes de tous milieux socio-économiques. L'Organisation mondiale de la santé note que la démence est une priorité mondiale de santé, avec plus de 55 millions de personnes vivant avec cette maladie dans le monde.
Ce tollé a conduit à des appels pour que le ministre retire sa déclaration et présente des excuses. Certaines figures de l'opposition ont demandé sa démission, tandis que d'autres ont exhorté le gouvernement à se concentrer sur l'amélioration des services de santé mentale dans le pays.
Au 13 août 2026, le ministre Malachie n'a pas publiquement répondu aux critiques. L'incident a suscité une conversation plus large sur l'état des soins de santé mentale au Cameroun et la nécessité d'un message de santé publique précis.