Le ministre marocain de la Justice, Abdellatif Ouahbi, a réaffirmé la position du Maroc sur les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, déclarant que le Maroc souhaite ouvrir des négociations avec l'Espagne au sujet de ces deux villes, que le Maroc considère comme faisant partie de son territoire. Dans un entretien accordé au journal espagnol As, Ouahbi a souligné que cette question relève de l'intégrité territoriale du Maroc.
Le gouvernement espagnol a répondu en évitant tout engagement direct sur le sujet, des responsables réaffirmant que Ceuta et Melilla sont des territoires espagnols et que la question n'est pas ouverte à la discussion. Cette position est conforme à la position de longue date de l'Espagne, soutenue par l'Union européenne, selon laquelle les enclaves font partie intégrante de l'Espagne.
Le statut de Ceuta et Melilla a été un point de tension récurrent dans les relations entre le Maroc et l'Espagne. Le Maroc a historiquement revendiqué ces villes, tandis que l'Espagne maintient sa souveraineté depuis les XVe et XVIIe siècles respectivement. La question a parfois refait surface, mais les deux pays ont généralement réussi à éviter qu'elle ne fasse dérailler les relations diplomatiques et économiques plus larges.
Les commentaires d'Ouahbi interviennent dans une période de relations améliorées entre le Maroc et l'Espagne, marquée par une coopération sur la migration et la lutte contre le terrorisme. Cependant, les enclaves restent un sujet sensible, et toute déclaration publique à ce sujet est étroitement surveillée par les deux gouvernements.