Les dirigeants africains et les experts financiers intensifient leurs appels pour une réforme de l'architecture financière continentale. Cette initiative, centrée sur les principes de subsidiarité et de complémentarité, vise à renforcer la capacité de l'Afrique à financer ses propres priorités de développement et à réduire sa dépendance externe.
Des institutions clés comme la Banque africaine de développement (BAD) et l'Union africaine sont au cœur de ce dialogue. En 2025, le président de la BAD, Akinwumi Adesina, a souligné la nécessité d'une architecture financière permettant de mobiliser et de gérer davantage de ressources au sein de l'Afrique, soutenant des initiatives comme la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Le modèle proposé préconise que les décisions et l'allocation des ressources soient prises au niveau local le plus efficace, renforçant ainsi les organismes régionaux et les systèmes nationaux. Ses partisans affirment que cela est essentiel pour relever les défis du financement climatique, des déficits infrastructurels et pour atteindre les Objectifs de développement durable de l'ONU.
Les critiques soulignent d'importants défis, notamment le fardeau de la dette existante, les vulnérabilités monétaires et la nécessité de cadres de gouvernance plus solides. Le succès de cet agenda de réforme dépend de la volonté politique et d'une intégration régionale plus poussée pour créer des marchés plus vastes et attractifs pour les investissements.