Le président de la Confédération Africaine de Football (CAF), Patrice Motsepe, est sous surveillance en raison de ses doubles allégeances, alors que les intérêts commerciaux sud-africains et les liens familiaux s'entrecroisent avec la politique footballistique du continent. Son beau-frère est le président sud-africain Cyril Ramaphosa, et son conglomérat minier, African Rainbow Minerals, a des activités importantes dans plusieurs pays, y compris ceux en lice pour le prestige footballistique.
Les droits d'organisation de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) 2025 ont d'abord été attribués à la Guinée avant d'être retirés en 2022 pour cause de problèmes d'infrastructure. La CAF a ensuite accepté une candidature conjointe du Maroc, de l'Algérie et de la Tunisie. Cependant, l'Algérie s'est ensuite retirée, et la participation de la Tunisie est devenue incertaine. En avril 2026, le Maroc est l'hôte confirmé de la CAN 2025, une décision finale sur un éventuel co-hôte étant toujours en attente de la CAF.
Le Sénégal, champion en titre depuis l'édition 2021, et le Maroc, demi-finaliste de la Coupe du Monde 2022, sont considérés comme les principaux favoris pour le titre 2025. Cela crée une situation délicate pour Motsepe, qui doit équilibrer les perceptions de neutralité avec les intérêts commerciaux et diplomatiques liés aux deux nations. Son leadership est crucial pour gérer les défis logistiques et politiques du tournoi à venir.
La présidence de Motsepe, qui a débuté en 2021, s'est concentrée sur l'augmentation de la valeur commerciale et de la stature mondiale du football africain. Le succès de la CAN 2025 au Maroc est considéré comme un test clé de cette mission, dans un contexte de débats continus sur la gouvernance et la représentation au sein de la CAF.