Le secteur des biotechnologies de la longévité est devenu l'un des domaines les plus actifs de la recherche biomédicale et de l'investissement ces dernières années. Des dizaines d'entreprises poursuivent des stratégies visant à ralentir, arrêter ou inverser certains aspects du vieillissement biologique, allant des sénolytiques aux thérapies géniques et à la reprogrammation épigénétique.
Parmi les approches les plus novatrices figure l'utilisation de cellules génétiquement modifiées et encapsulées, conçues pour sécréter des protéines associées à la jeunesse et à la réparation des tissus. La technologie d'encapsulation permet d'implanter des cellules modifiées dans l'organisme tout en les protégeant du rejet immunitaire, offrant potentiellement une délivrance prolongée de protéines thérapeutiques. Des protéines telles que la klotho, le GDF11 et la follistatine sont étudiées dans des recherches précliniques sur la longévité.
Parmi les acteurs majeurs du secteur figurent Calico (soutenu par Alphabet), Unity Biotechnology et Altos Labs, qui a attiré des financements importants pour la recherche sur la reprogrammation cellulaire. De nombreuses petites entreprises à faible capitalisation ont également rejoint ce domaine, bien que beaucoup restent à des stades précliniques précoces. Les investisseurs et les scientifiques soulignent que la traduction des résultats de laboratoire en thérapies humaines approuvées reste un processus long et incertain.
Aucune thérapie anti-âge n'a encore reçu l'approbation réglementaire complète de la FDA américaine pour l'indication spécifique de prolonger la durée de vie humaine. Les experts appellent à la prudence face aux affirmations commerciales prématurées dans ce secteur en pleine effervescence.