Barcelone a annoncé de nouvelles mesures pour lutter contre le surtourisme, notamment une augmentation significative de la taxe touristique et un plafonnement du nombre de passagers de croisière. La ville prévoit de porter la taxe touristique de 4 € à 7 € par nuit pour la plupart des visiteurs, à compter de 2026, selon les déclarations du gouvernement local. De plus, le port de Barcelone limitera le nombre de passagers de croisière à 200 000 par an, contre les niveaux actuels, afin de réduire la congestion dans le centre-ville.
Ces mesures font suite à des années de protestations des résidents contre les impacts négatifs du tourisme de masse, tels que la hausse des coûts du logement et la surpopulation. Elles s'inscrivent dans une stratégie plus large visant à promouvoir un tourisme durable et à améliorer la qualité de vie des habitants. La ville prévoit également de réglementer plus strictement les locations de courte durée, avec des projets de révocation des licences pour des milliers d'appartements non enregistrés.
Parallèlement, Bali envisage des actions similaires pour faire face à ses propres défis de surtourisme. L'île indonésienne a connu une augmentation du nombre de visiteurs, entraînant une dégradation de l'environnement et une pression culturelle. Les autorités locales ont proposé une taxe touristique de 10 à 15 dollars par personne, ainsi que des limites sur le nombre de visiteurs étrangers, bien qu'aucune décision finale n'ait été prise en mai 2026. Le gouverneur de Bali a exprimé son intérêt à s'inspirer de l'approche de Barcelone.
Les deux destinations sont confrontées au défi d'équilibrer les avantages économiques du tourisme avec la nécessité de protéger les communautés locales et les environnements. Les experts suggèrent que des efforts coordonnés, incluant une meilleure infrastructure et une gestion des visiteurs, sont essentiels pour une durabilité à long terme.