Toute vie sur Terre dépend de 20 acides aminés standards pour construire des protéines, un alphabet moléculaire universel. Cependant, des chercheurs ont maintenant modifié des bactéries pour faire fonctionner une partie clé de leur machinerie cellulaire en utilisant seulement 19 de ces acides aminés, selon une étude publiée dans Nature le 30 avril 2026.
L'équipe, dirigée par des scientifiques de l'Université de Cambridge, a modifié le code génétique de la bactérie Escherichia coli pour éliminer le besoin de l'acide aminé cystéine dans le ribosome, le complexe cellulaire qui synthétise les protéines. Le ribosome nécessite normalement les 20 acides aminés pour fonctionner, mais la version modifiée a fonctionné efficacement sans cystéine.
Cette percée remet en question l'hypothèse de longue date selon laquelle les 20 acides aminés sont essentiels aux processus cellulaires de base. Les chercheurs ont démontré que les bactéries modifiées pouvaient croître et se diviser, bien qu'à un rythme plus lent, montrant que la vie peut s'adapter à un ensemble réduit d'acides aminés.
Les résultats ont des implications potentielles pour la biologie synthétique, y compris la création d'organismes avec des codes génétiques élargis ou modifiés. L'étude soulève également des questions sur l'évolution du code génétique et sur la possibilité que la vie primitive ait utilisé moins d'acides aminés.
Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour explorer si d'autres processus cellulaires peuvent être simplifiés de manière similaire et pour évaluer la stabilité à long terme de ces organismes modifiés.