Le Plan de Système Intégré (ISP) 2024 de l'opérateur du marché australien de l'énergie (AEMO), une feuille de route pour la transition du marché national de l'électricité vers les énergies renouvelables, a suscité des critiques importantes d'analystes et de groupes industriels. Ce plan, qui privilégie un scénario de « changement rapide », projette un réseau dominé par l'éolien et le solaire, soutenu par des batteries, de l'hydrogène pompé et des centrales au gaz de pointe.
Les principales critiques, rapportées par divers commentateurs du secteur, portent sur les hypothèses de la modélisation. Les détracteurs estiment que le plan sous-estime les défis de la fiabilité du réseau sans puissance pilotable suffisante, surestime la vitesse de développement des projets renouvelables et des lignes de transmission, et pourrait ne pas prendre pleinement en compte les coûts futurs pour les consommateurs. Le rôle du gaz et la faisabilité du calendrier prévu sont également contestés.
En réponse, l'AEMO et le gouvernement fédéral, sous la direction du ministre Chris Bowen, soutiennent que l'ISP est un plan rigoureux et fondé sur des preuves, essentiel pour atteindre les objectifs législatifs de réduction des émissions. Ils affirment qu'il offre une certitude aux investisseurs et est régulièrement mis à jour. Ce débat met en lumière les arbitrages complexes entre rythme, coût et fiabilité dans la transition énergétique du pays.