La crise du logement en Australie continue de dominer le débat public. Alors que le gouvernement a introduit des mesures comme le Fonds pour l'avenir du logement en Australie, les experts estiment que davantage est nécessaire. Une recherche des discussions politiques récentes révèle quatre domaines clés de réforme potentielle.
Premièrement, la réforme fiscale est fréquemment citée. L'Institut australien de recherche sur le logement et l'urbain (AHURI) a souligné que l'endettement négatif et les réductions d'impôt sur les plus-values profitent de manière disproportionnée aux investisseurs, gonflant les prix. Certains économistes proposent de supprimer progressivement ces concessions pour refroidir la demande des investisseurs.
Deuxièmement, la réforme du zonage et de la planification est jugée cruciale. La Commission de la productivité a recommandé aux gouvernements des États et locaux d'assouplir les lois de zonage restrictives pour augmenter l'offre de logements, en particulier dans les zones urbaines très demandées. Cela pourrait accélérer le développement de logements de densité moyenne.
Troisièmement, la régulation du marché locatif est examinée. Avec des taux d'inoccupation nationaux à des niveaux historiquement bas (environ 1 % dans les capitales au début de 2026), les groupes de défense des locataires appellent à des mesures de contrôle des loyers, comme limiter les augmentations annuelles à l'inflation. Cependant, certains économistes avertissent que cela pourrait dissuader l'investissement.
Enfin, augmenter l'offre de logements sociaux et abordables reste une priorité. Le Fonds pour l'avenir du logement en Australie du gouvernement fédéral vise à construire 30 000 nouveaux logements sociaux et abordables sur cinq ans, mais les critiques estiment que cela est insuffisant compte tenu des listes d'attente dépassant 200 000 ménages à l'échelle nationale.