Le ministre australien de l'Industrie et des Sciences, Tim Ayres, a déclaré que le pays faisait face au "plus grand choc énergétique de son histoire", citant les tensions persistantes dans le détroit d'Hormuz. Ces propos ont été tenus lors d'une interview sur ABC Radio National.
Cet avertissement fait suite à une récente activité militaire dans ce point de passage stratégique pour le pétrole mondial. Selon des rapports vérifiés, un navire de l'US Navy a tiré sur un bâtiment qu'il a jugé menaçant dans le détroit d'Hormuz. Cet incident souligne l'instabilité persistante dans une région par laquelle transite environ un cinquième du pétrole transporté par mer.
Ayres a directement lié cette instabilité géopolitique aux pressions sur la sécurité énergétique et les prix en Australie. Le gouvernement surveillerait de près la situation, une perturbation prolongée pouvant aggraver les défis économiques existants, notamment l'inflation.
Les analystes rappellent que bien que l'Australie soit un exportateur net d'énergie, les flambées des prix mondiaux du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL), provoquées par les craintes sur l'approvisionnement, peuvent toujours impacter significativement les coûts nationaux du carburant et de l'énergie, affectant à la fois les consommateurs et l'industrie.