Des chercheurs du NYU Langone Health ont découvert que les astrocytes, des cellules gliales en forme d'étoile dans le cerveau, forment des réseaux physiques étendus connectant des régions cérébrales distantes chez la souris. Ces résultats, publiés dans la revue Nature, remettent en question l'idée longtemps admise que ces cellules jouent uniquement un rôle de soutien local aux neurones.
En utilisant des techniques avancées de traçage viral et de microscopie, l'équipe dirigée par le Dr Maiken Nedergaard a cartographié les connexions astrocytaires. Ils ont découvert que des astrocytes individuels projettent de longues extensions filamenteuses créant une vaste toile, permettant potentiellement une coordination à l'échelle du cerveau de fonctions comme le flux sanguin, la réponse immunitaire et le traitement de l'information.
Cette découverte d'un réseau non neuronal à longue portée suggère que les astrocytes pourraient être fondamentaux pour le fonctionnement et la santé globale du cerveau. Les chercheurs proposent que ce système pourrait être impliqué dans la synchronisation de l'activité cérébrale, la distribution des ressources métaboliques, ou même la propagation de signaux nocifs dans les maladies neurologiques.
Bien que l'étude ait été menée sur des souris, la présence de réseaux astrocytaires similaires chez l'humain est une question clé pour les recherches futures. Comprendre ce « connectome astrocytaire » pourrait ouvrir de nouvelles voies pour traiter des troubles comme la maladie d'Alzheimer, l'épilepsie et les AVC, où un dysfonctionnement des astrocytes est impliqué.