Au FICAM (Festival International du Cinéma d'Animation de Meknès) 2026, qui s'est déroulé du 18 au 23 mai, les professionnels de l'animation arabe se sont réunis pour discuter des défis persistants dans la construction d'un écosystème régional. Malgré un intérêt et un talent croissants, le secteur manque de financements structurés, de programmes de formation spécialisés et de canaux de distribution robustes, selon les panélistes.
Les intervenants ont noté que si des studios individuels dans des pays comme le Maroc, la Tunisie et l'Égypte produisent des courts métrages primés, l'absence d'un cadre industriel cohérent limite la production de longs métrages et les coproductions internationales. La plateforme professionnelle du festival, FICAM Pro, a organisé des ateliers sur le pitch et le financement, mais les participants ont souligné la nécessité d'incitations gouvernementales.
Les données du Forum de l'Animation Arabe, citées lors de l'événement, indiquent que moins de 5 % du contenu animé sur les plateformes de streaming arabes est produit localement. Ce fossé souligne la dépendance aux séries et films importés, ce qui entrave le développement de la propriété intellectuelle locale.
Malgré ces obstacles, l'optimisme demeure. Le succès du court métrage marocain « Le Dernier des Berbères » au FICAM 2026, qui a remporté le prix du jury, démontre le potentiel créatif. Cependant, sans un écosystème durable, ces réalisations restent isolées.