Les militants antitabac intensifient leur campagne pour une interdiction totale de la vente de tabac, arguant que les réglementations actuelles sont insuffisantes pour réduire les taux de tabagisme. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le tabagisme tue plus de 8 millions de personnes chaque année dans le monde, dont 1,2 million à cause du tabagisme passif. Les militants citent des pays comme la Nouvelle-Zélande, qui a mis en œuvre une interdiction générationnelle du tabac en 2022, comme modèle pour d'autres nations.
Au Royaume-Uni, le gouvernement a adopté la loi sur le tabac et les cigarettes électroniques en 2024, qui augmente progressivement l'âge légal pour acheter du tabac, interdisant effectivement la vente à toute personne née après 2009. Des propositions similaires sont débattues au Canada et en Australie. Cependant, les critiques soutiennent qu'une interdiction totale pourrait entraîner un marché noir et une augmentation de la criminalité, comme on l'a vu avec la prohibition de l'alcool au début du 20e siècle.
Les partisans de l'interdiction soulignent le fardeau économique du tabagisme, qui coûte à l'économie mondiale plus de 1,4 billion de dollars par an en dépenses de santé et en perte de productivité, selon un rapport de 2023 de l'OMS et de l'Institut national du cancer. Ils mettent également en évidence les dommages environnementaux, notamment la pollution par les mégots de cigarettes, qui est la forme de déchets la plus courante dans le monde.
Malgré un soutien croissant, une interdiction totale se heurte à des obstacles juridiques et politiques importants. Aux États-Unis, la Food and Drug Administration (FDA) n'a pas proposé d'interdiction complète, se concentrant plutôt sur la réduction des niveaux de nicotine dans les cigarettes. En juin 2026, aucun pays n'a complètement interdit la vente de tabac, bien que plusieurs aient mis en place des restrictions strictes.