Dans son rapport annuel portant sur l'année 2025, Amnesty International a lancé un avertissement sévère concernant ce qu'elle appelle des "dirigeants prédateurs" qui démantèlent activement l'ordre international fondé sur des règles établi après la Seconde Guerre mondiale. L'organisation de défense des droits humains affirme que ces chefs d'État agissent au mépris du droit et des organisations internationales, dessinant un monde où «la guerre remplace la diplomatie».
Le rapport, intitulé «La situation des droits humains dans le monde», détaille une année d'escalade des conflits, d'atrocités généralisées et d'échec de la gouvernance mondiale. Il critique les États puissants pour avoir bloqué les réponses internationales aux crises, utilisé leur veto au Conseil de sécurité de l'ONU et affaibli la juridiction de tribunaux comme la Cour pénale internationale.
Sans nommer de dirigeants spécifiques dans son résumé public, l'analyse du rapport pointe les actions de gouvernements dans de multiples régions, notamment la guerre de la Russie en Ukraine, le conflit Israël-Hamas, et la répression interne dans des pays comme l'Iran, le Myanmar et la Chine. La secrétaire générale d'Amnesty, Agnès Callamard, a appelé à un engagement mondial renouvelé en faveur des droits humains et du droit international pour contrer cette tendance dangereuse.