Dans son rapport annuel 2025-2026, Amnesty International a lancé une condamnation sévère de ce qu'elle décrit comme un échec "lâche" de nombreux dirigeants mondiaux à défendre les droits humains et le droit international. Le rapport, intitulé "L'État des droits humains dans le monde", accuse les États puissants d'abandonner leurs responsabilités, de permettre des atrocités et de saper l'ordre mondial fondé sur des règles.
L'organisation critique particulièrement les dirigeants, dont l'ancien président américain Donald Trump, le Russe Vladimir Poutine et l'Israélien Benjamin Netanyahu, pour ce qu'elle qualifie d'actions "prédatrices". Elle cite les guerres en Ukraine et à Gaza, ainsi que l'érosion des normes démocratiques et la montée de l'autoritarisme, comme crises centrales. La secrétaire générale d'Amnesty, Agnès Callamard, a déclaré que de nombreux gouvernements "ferment les yeux sur les violations" et "aident les auteurs" par intérêt politique et économique.
Le rapport exhorte les nations à résister à ces tendances en appliquant constamment le droit international, en protégeant les civils et en soutenant des institutions comme la Cour pénale internationale. Il met en lumière un fossé grandissant entre les promesses de la Déclaration universelle des droits de l'homme et la réalité sur le terrain, avertissant que la voie actuelle mène à une plus grande instabilité et souffrance.