Amnesty International a averti que le monde se trouve à un moment périlleux, où des États puissants et leurs dirigeants démantèlent systématiquement les fondements du droit international. Dans son rapport annuel 2024/25, publié le 16 avril 2025, l'organisation de défense des droits humains affirme que cela a créé un monde marqué par des "inégalités, injustices et insécurités croissantes".
Le rapport critique spécifiquement les actions de dirigeants tels que Vladimir Poutine de Russie, Benjamin Netanyahou d'Israël, et l'ancien président américain Donald Trump, entre autres. Il les accuse d'utiliser des tactiques "prédatrices", de saper les institutions multilatérales et de violer le droit international humanitaire, ce qui a exacerbé les conflits et les souffrances humaines dans des lieux comme Gaza, l'Ukraine et le Soudan.
La secrétaire générale d'Amnesty, Agnès Callamard, a déclaré que ces dirigeants "déchirent le tissu même du droit international, alimentent les cycles de violence et anéantissent toute chance de paix et de réalisation des droits humains." Le rapport met en lumière une tendance mondiale où la force remplace la diplomatie et où les nations puissantes bloquent toute responsabilisation au Conseil de sécurité de l'ONU.
L'organisation appelle à un engagement mondial renouvelé en faveur des droits humains et du droit international, exhortant les populations du monde entier à résister à ces tendances et à demander des comptes à leurs dirigeants. Elle souligne que l'ordre fondé sur des règles est intentionnellement affaibli, entraînant des conséquences catastrophiques pour les civils dans les zones de conflit.