Dans son rapport annuel sur l'état des droits humains, Amnesty International a vivement critiqué les dirigeants mondiaux pour avoir fait preuve de "lâcheté" en 2025 en ne s'opposant pas aux figures puissantes qu'elle qualifie de "prédateurs". L'organisation affirme que de nombreux gouvernements ont privilégié les intérêts géopolitiques et économiques au détriment de la responsabilisation des auteurs d'abus.
Le rapport, publié le 21 avril 2026, mentionne spécifiquement des dirigeants comme Vladimir Poutine de la Russie, évoquant la guerre continue en Ukraine, et Benjamin Netanyahu d'Israël, en référence au conflit à Gaza. Il exprime également des inquiétudes concernant les implications potentielles pour les droits humains en cas de retour au pouvoir de l'ancien président américain Donald Trump, sur la base de son bilan passé.
La secrétaire générale d'Amnesty, Agnès Callamard, a déclaré que la réponse de la communauté internationale aux grandes crises a été marquée par un "échec du leadership". Elle a appelé à une approche unifiée fondée sur le droit international pour contrer les abus de pouvoir et protéger les civils.
L'organisation a documenté des violations généralisées dans le monde, y compris dans les conflits au Soudan, au Myanmar et en Éthiopie. Elle conclut qu'un manque de volonté politique constante pour faire respecter les normes des droits humains a favorisé l'impunité pour les États et individus puissants.